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 | | Marrakech, ville à faire | 11 Juillet 2005 à 22h10 |
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Sixième jour de voyage : Jeudi 30 juin.
Pour l'avant dernier jour nous nous levons à 6h30, dommage je commençais à bien aimer l'heure de levé des jours précédents. Nous rejoignons le car pour 7h30, l'habitude commence à venir. Le trajet vers Marrakech est long, mais c'est aussi le dernier. Comme j'ai précisé précedemment je n'étais pas dans un moment de joie, je répondais aux remarques de mon frère par des grognements.
Nous arrivons sur Marrakech vers 12h00, au milieu d'une sorte de brocante provoquant un énorme bouchon. Nous faisons une halte dans la palmeraie de Marrakech. Que vois-t-on ? Trois dromadaires ! Bon, des dromadaires à Marrakech ça ne fait pas très local, ils sont là pour les touristes, 5 DH le petit tour de 50 mètres si j'ai bien compris (bizarre ça ne fait pas cher). Evidemment (?), je n'ai pas fait de petit tour. J'aimerai bien monter sur un dromadaire mais pas dans un tel contexte. Par contre j'en ai profité pour les photographier, j'ai dit à mon frère d'aller caresser la moumoute d'une des bêtes, mais je n'avais pas compris qu'il fallait payer ... je m'excuse auprès de mon frère qui l'a fait pour moi. En remarque je trouve que la photo est pas mal ...

Après cette pause animalière, on nous emmène dans un restaurant sympathique : une sorte de théatre. Le monsieur en face de moi (que j'adorais, lui et sa femme) demande s'ils ont des bouteilles de champagne. Le serveur ne comprend pas et va appeler quelqu'un d'autre qui nous explique qu'il est à 2000 DH. Bien sûr, il propose ce prix car il n'en avait pas ... Pendant le repas je ne parle pas trop, du fait du placement (j'entendais à peine mon frère, alors pour ce qui était de J et F ...) et puis je n'étais toujours pas en forme. Nous mangeons très bien, avec un tajine original : un tajine au poisson. Petit détail (voir gros) : comme dans tous les restaurants locaux que nous faisons en groupe, il est entièrement réservé pour nous. Il n'y a jamais de marocains qui y mange pendant que nous y sommes. Deuxième détail : nous étions deux groupes (donc deux bus), le deuxième était un groupe d'espagnols, et à chaque repas on pouvait s'attendre à ce que quelqu'un siffle suivi d'un olé général. Quelqu'un de notre de groupe a essayé de faire pareil, mais il y a eu un gros blanc et aucun olé de la part de l'autre groupe.

Après le repas on nous dépose à l'hotel Campaville (notre hotel lors de notre arrivée au Maroc), nous avons, mon frère et moi, une chambre avec un lit double et non des lits jumeaux, je vais demander au guide si nous pouvons avoir une chambre avec des lits jumeaux ce que j'arrive à obtenir. J'avais envie d'être dans un lit à moi, bref d'être sûr que je puisse dormir tranquille (surtout pour les derniers jours !). Nous avons à peine le temps de déposer nos valises que nous devons déjà partir visiter marakech.
Nous allons tout d'abord dans une sorte de supermarché d'articles artisanaux. Les mêmes articles que dans le souk mais en plus grand nombre ... et très cher (la preuve il y a les prix sur chaque article). Quelques articles intéressants, mais vraiment cher (230 DH le T-Shirt !). Je vois un plateau qui m'interesse (celui que F avait acheté 150 DH à Meknès). Je fais exprès de fouiller parmis les plateaux pour faire venir un gentil vendeur. Le prix affiché est de 450 DH, je lui dit tout de suite que je le veux à 150 DH. Il me dit que non c'est pas possible, "vous avez vu le travail ?". J'argumente sur le fait que ce même plateau était à 150 DH à Meknès. Il s'en fiche, et me demande combien je veux. 150 DH. Il m'en propose 250 DH et c'est une affaire (dit-il). Je lui propose 150 DH et je le prend sans condition. Finalement il s'est faché et il est parti (et n'est pas revenu).
Après ce petite intermède, nous allons visiter les Tombeaux Saoudiens en passant par la mosquée de la Kasba. Il n'y a pas grand chose à voir, heureusement que nous avons un guide qui nous explique ce que c'est.

Juste après la visite des tombeaux nous marchons un peu autour, croyant suivre le groupe, ce qui était faux. Ce n'était pas grave, nous avons fait demi-tour pour retrouver un guide qui nous a grondé.

Nous visitons ensuite le palais de la Bahia qui, par contre, est vraiment impressionant. Nous verrons içi le seul riad du voyage. On visite une grande cour dans le palais, où, semble-t-il un film connu a été tourné. Je ne me souviens même plus du titre du film. De toute façon j'ai bien compris que le guide avait plus de culture que moi en ce qui concerne la France (ce que j'appréciais). En ce qui concerne les photos ci-dessous, il faut que je vous explique la troisième. A un moment, le guide nous a montré une fontaine et a expliqué qu'elle servait à exaucer le voeux des femmes. Ainsi, il a demandé à toutes les "gazelles" du groupe de venir autour de la fontaine, de tremper leur main dans la fontaine et de faire un voeux. C'est à ce moment que le guide a tapé l'eau de sa main pour éclabousser tout le monde ... J'ai pris le bon moment en photo 

Nous continuons sur le jardin de la Menara. Il n'y a rien d'intéressant, c'est dommage que l'on ne fasse pas le jardin Majorelle (j'espérais pouvoir le faire de mes propres moyens, mais le temps a manqué ...).
Le guide nous dit que la visite est finie (il était 17h30) et qu'ils vont nous lacher quelques temps sur la place Jamaa El Fna (il est vrai que la plupart des gens du groupe ne l'avait pas encore vue). Le guide nous prévient que le car va venir nous rechercher à 18h30, du moins pour ceux qui le désire, les autres doivent rentrer à l'hotel par leurs propres moyens. Mon frère et moi faisons "bande à part", car J et F avaient une soirée (la Fantasia) que nous avons décidé de ne pas faire (en option, trop chère).
Nous prenons d'abord quelques photos de la mosquée de la Koutoubia avant de rejoindre la place elle-même. Il y a moins de monde que le samedi soir, mais les calèches sont toujours aussi nombreuses.

Nous faisons un mini-tour de la place. Aucun stand n'était installé (trop tôt), si ce n'est les vendeurs d'oranges (qui sont toujours là). Nous allons prendre un verre sur la terrasse panoramique du Café Glacier, l'accès se fait en payant une consommation (25DH, à retenir pour plus tard). Nous prenons une place au soleil, sur le bord de la terasse. La vue est vraiment excellente. Nous pouvons voir quelques animations qui apparaissent (les charmeurs de serpent, les singes), mais il était vraiment trop tôt. J'ai quand même trouvé la diseuse de bonne aventure dont nous avait parlé une personne du groupe. Je me suis dit que ce serait sympa de se faire dire l'avenir (combien d'enfants ? femme riche ? je reviendrais au maroc ?). Malheureusement la femme ne parle pas français et le petit garçon près d'elle n'a pas voulu faire l'interprète ...

Une fois rafraîchis, nous décidons d'aller faire un petit tour dans les souks ... mais vraiment DANS (osons !). La première impression est mitigée. Les souks c'est sûr que c'est magnifique et que l'ambiance est très spéciale. Cependant, on est trop interpelés, et, bien sûr, il est strictement déconseillé de poser le regard sur un objet sinon on se fait harcelé.
J'avais toujours mon plateau en tête, donc je suis entré dans une boutique vendant de l'orféverie et j'ai pu voir quelques plateaux intéressants. Pour le plaisir des yeux comme ils le disent si bien. D'ailleurs je le disait toujours avant eux Evidemment, le vendeur est tout de suite venu discuter avec moi, en me demandant ce qu'il me ferait plaisir. Je prend un plateau et, sans lui dire qu'il m'intéresse, il commence à me demander combien j'en veux. Je sors toujours le même chiffre : 150 DH. Bien sûr, il est scandalisé, et il en veut 300 DH. Prix d'ami. Le plateau est forcement fait à la main, c'est un travail de maître, etc. Comme dans le magasin précédent je précise que j'en cherche un à 150 DH maximum, il m'en montre d'autres mais je refuse. Il baisse son prix. 250 DH. 200 DH. 180 DH. Je lui dit que je vais d'abord aller voir les autres boutiques. Il baisse encore : 150 DH, mon prix. Je ne me montre pas motivé et je lui dit qu'il y a une bosse sur le plateau, et hop, il prend un bout de bois et essaye d'enlever la bosse ... mais bien sûr. Il continue de baisser son prix : 130 DH et je te l'emballe et tout et tout. Là je commence à réfléchir, surtout que je ne me voyais pas faire ce genre de marchandage dans plein de boutiques. Je craque donc pour 130 DH, il me l'emballe à la vite mais je suis quand même content même si je sais que le prix est encore trop élevé (il faut aussi voir que j'avais des Dirhams à écouler).
Nous continuons à marcher dans les souks, un peu au hasard. Quelques démarcheures essayent de nous arrêter, mais nous ne sommes pas intéressés et le montrons. Pendant cette balade nous avioons un objectif : offrir un cendrier marocain à notre père, ce qui n'est pas le genre d'article qui manque ! Nous nous sommes arrêtés devant une échoppe pour regarder les cendriers et voilà qu'un vendeur s'approche. Il nous demande si quelque chose nous plaît, ce que nous refutons en expliquant que nous recherchions un cendrier. Aussitôt il nous demande de le suivre, et nous emmène à un autre magasin. Bizarre. On y trouve plein de cendriers mais ils étaient trop vieux. Du coup il nous emmène encore dans une autre boutique (minuscule, de la taille de ma salle de bain). Nous trouvons un article intéressant, et nous disons au vendeur de la boutique (qui n'est pas celui qui nous y a emmené) que nous en voulons 30 DH. Il nous dit que ce n'est pas possible, il l'a acheté pour 35 DH. Il nous le fait à 45 DH. Nous voulons toujours 30 DH, il baisse à 40 DH ... Par contre il n'a pas voulu baisser jusqu'à 30 DH. Nous sortons de la boutique, faisons quelques pas et voilà t'y pas que le vendeur nous rattrape ... Il re-négocie le prix : 33 DH. Nous voulons toujours 30 DH. Il nous demande 31 DH ("qu'est-ce que c'est 1 DH pour vous ?"). Nous voulons toujours et encore 30 DH. Il accepte ... mais le temps se fige quand je lui donne 30 DH et lui ne donne pas notre article. Il continue de demander 1 DH de plus, ce qui m'oblige à lui dire qu'il doit tenir sa parole (ce qui marche bien au maroc, ce qui est dit est dit). Nous avons finalement le cendrier pour 30 DH. Bien sûr, je suis conscient qu'il doit valoir beaucoup moins, mais l'expérience était assez marrante.
Nous pérégrons encore et encore dans les souks. J'avais un nouvel objectif (mieux vaut en avoir dans les souks) : acheter un poignard. Je sais, c'est kitsch, mais j'en voulais un. Je sais aussi qu'ils viennent à 80% d'inde ou d'autres pays, mais j'en voulais un. Par contre ils étaient souvent assez cher. Le vendeur me disait que c'est un vrai poignard ancien avec une poignée en os de dromadaire, mais je n'ai jamais cru à ce qu'ils disaient. Surtout quand ils disaient que le poignard était en argent ... Puis, coincidende, mon frère s'est fait abordé par un démarcheur vendant des poignards. Son erreur a été de trop faire mine de s'y intéresser dès le début, du coup il a été suivi assez longtemps et moi je faisais comme si je ne voyais rien (du genre "frérot débrouille toi maintenant"). Il a fait la très célèbre démonstration avec le briquet : il a allumé la flamme du briquet sur le manche du poignard pour démontrer qu'il était "vrai" (os de dromadaire ? ivoire ??). Ce que je trouve décevant c'est que mon frère a craqué, il a finalement acheté un poignard que je trouve moche parce qu'il en avait marre. De mon coté, j'en ai trouvé un que j'aime bien que probablement trop cher (160 DH).
Et pendant ce temps ... nous marchons nous marchons ... Nous visitons plusieurs souks sans vraiment savoir où nous étions. A un moment, nous tombons sur le souk des ferailleurs (?). Ce n'était pas du tout une zone touristique, c'est là où je me suis dit qu'il serait bon de retrouver la place Jamaa El Fna. J'ai ensuite dirigé la marche au feeling, et, fait surprenant, nous sommes retombés du premier coup sur la place (en fait ce n'est pas trop dur : il faut toujours prendre l'embranchement où il y a le plus de monde).
Nous revoilà donc sur la place Jamaa El Fna ... La nuit est presque tombée et la place est devenue complétement remplie. Nous nous posons la question de savoir comment toutes ces échoppes sont venues aussi rapidement (nous ne verrons jamais comment).
Nous faisons un premier tour de la place pour observer où manger. A chaque "table" on nous invite pour goûter de délicieux plats. On remarque qu'il y a plus de touristes que de marocains. Une fois le tour accompli, j'ai voulu tester les escargots à la marocaine. 5 DH le bol, un prix concurrentiel. D'autant qu'ils étaient vraiment bons. Dommage que le vendeur ne parlait pas bien français, je n'ai pas pu avoir les réponses à mes nombreuses questions. Mon frère en a gouté un, mais ça n'avait pas l'air d'être son truc.
Après cette mise en bouche, nous avons cherché un stand où manger. Ca n'a pas été aussi simple que ça à cause d'une concurrence entre deux stands et mon désir de les confronter (à chacun son jeu). Nous avions repéré deux stands sur le bord de la place. Ils étaient identiques au niveau du menu, du coup je m'en suis remis à leur argumentation. C'était assez amusant, je prenais les arguments d'un "chef" de stand et j'en parlais avec le concurrent. L'un parlait bien, l'autre moins. Mais finalement (au bout de longues minutes) j'ai choisi celui qui parlait moins bien car il nous offrait les brochettes en plus du thé à la menthe. Ce qui est moins sympa c'est le concurrent qui nous dit "vous me trahissez", et puis quoi encore ?
Le repas est vraiment bon et copieux. Rien que pour ça j'adore le Maroc. Au menu : olives pimentées pour commencer (trop bonnes !) ensuite couscous, brochettes et pour finir un thé à la menthe (le moins bon de toute le voyage). Addition totale : 110 DH pour deux à cause de l'arnaque des brochettes (OK j'ai foiré, mais j'étais quand même énervé, eux aussi donc j'ai fait profil bas).

Après le repas, nous avons un peu soif et je propose d'aller de nouveau observer la place Jamaa El Fna de haut ... On essaye d'abord le café l'Argana mais il est plein, donc on réessaye le Café Glacier et, coup de bol, nous trouvons une place sur le bord de la terasse. A noter que le prix de la boisson est de 20 DH contre 25 DH quelques heures avant. Etrange ...

Après ce dernier arrêt, nous décidons de rentrer (ohhhhh) mais je propose à mon frère de faire une partie du trajet du retour à pied (gnark gnark). Il accepte, tout comme d'acheter des glaces juste à coté de la place. Miam la glace au pamplemousse. Je consulte quand même le plan pour essayer de ne pas nous perdre. Je ne connais pas l'adresse de l'hotel (qui, d'ailleurs, est en dehors de notre plan) mais j'imagine le chemin hypothétique. Bref, je ne connaissais pas du tout le chemin, mais je lui disais que ça ira, au pire on prend un taxi.
Après 20 minutes nous arrivons à la porte Bab Doukkala, un peu par chance, un peu par feeling (je suis très "feeling" quand il s'agit de marcher). Je lui dit que ce serait bien de continuer jusqu'à l'hotel à pied tant qu'à faire (en argumentant que je connais l'adresse : route de casablanca, kilomètre 7, super non ?). 20 minutes plus tard nous arrivons au jardin Majorelle, c'est presque un miracle ... Par contre pour la suite je vais VRAIMENT au pif. Je me demandais même si je n'allais pas à l'opposé.
A un moment, un jeune en mobylette s'arrête en voyant que je consultais un plan. Il nous demande si nous sommes perdus (en français !). Il parle très bien le français et il est super sympa. Je lui demande où est l'hotel Campaville et nous dit de prendre l'avenue d'El Jadida mais nous conseille de prendre un taxi car c'est à plus d'une heure de marche. Ah ah, pas de problème. Ce qui n'est pas l'avis de mon frère, d'autant que, même en prenant l'avenue conseillée, je ne reconnaissais rien. A un moment mon frère en a eu marre, il voulait prendre un taxi mais il n'a pas réussi Nous avons continué de marcher et ... oh miracle ! Nous tombons sur le "Marjane" (le Carrefour local) avec ses néons bleux visibles de loin. A partir du Marjane je sais où est l'hotel, mon frère aussi ce qui le rassure énormement.
Mon frère propose d'aller y faire un tour mais je n'arrive pas à croire qu'il soit ouvert à 22h20. Finalement si ... On désire y faire quelques courses mais le rayon alcool est fermé (nous voulions ramener un alcool de figue en cadeau), d'ailleurs il existe des caisses spécifiques pour l'alcool (l'alcool est rare au Maroc et il est interdit dans la médina). Nous n'achetons rien, mais nous passons devant ... un Mac Donald. Mon frère aimerait bien un Sundae, et puis c'est vrai que le McDo au Maroc, ca doit se faire tellement c'est kitch Arrivés devant la caissière nous étions un peu géné : le menu était en arabe, du coup on ne savait pas si le sundae existait au maroc, et encore moins son appelation. Au moins la caissière parlait bien le français, nous avons donc expliqué ce que nous voulions : une glace avec du caramel, etc. Après l'explication elle nous a sorti "Vous voulez un Sundae ?". Ah bon ... c'est comme en France ...

Peu de temps après nous étions enfin à l'hotel après 2h30 de marche, ce qui nous permet de penser que, finalement, un taxi à 35 DH c'est vraiment pas cher !
Ainsi se cloture le sixième jour et avant dernier jour de voyage ... |
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