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Etude comparative20 Janvier 2005 à 23h39
Hier midi, j'ai été, encore une fois, à la piscine. Merci à ce collègue qui me le propose, étant plus motivé que moi (faut dire que prendre 2h à midi, ce n'est pas forçement bien vu par le directeur informatique).

On est allé à Montparnasse (d'ailleurs ce sera toujours cette piscine), dans le même créneau horaire que la dernière fois. Mais tout n'était pas pareil. Les changements ? Une motivation supérieure de ma part, fournie par mon collègue. Avec lui, qui fait quand même des stages avec une certaine équipe de France (pour nager bien sûr), on a parlé performance. Moi, égal à moi-même je lui sors des phrases telles que "Je ne sais pas nager" ou encore "Faire plus de 100 mètre de crawl ? C'est possible ?". Sur ces arguments, il me réponds qu'il faut savoir se forçer un peu, et que, vu mon "gabarit", ça ne devrait pas être trop dur de faire de bonnes performances (à savoir ne pas passer son temps à faire de la brasse).

Je n'en démords quand même pas, du moins tout le long que dure la discussion portant sur les performances et sur la technique (parce que oui, je n'ai aucune technique, et ça, c'est réel).

Une fois dans l'eau (oh joie ! oh volupté !), je commence par 66 mètres de crawl. Pour faire bonne mesure ... Puis je fais la même distance en brasse. Après ces 66 mètres de brasse je me repose quelques secondes ... mais une pensée parasite intervient : "Bordel, mais essaye de te bouger un peu". Il est vrai qu'en se disant toujours qu'on ne sait pas faire, on ne fait pas. Se donner un coup de pied au c** ça aide (parfois).

Bref, j'ai tenté. J'ai tenté puis j'ai résisté. Au fur à mesure, j'avalais les longueurs en me disant que je pouvais encore continuer. Résultat, j'ai réussi à faire 50 longueurs (1,6 km) d'affilé, en crawl. Bon, bien sûr, mon collègue, dans le même temps a fait 3km, mais ce n'est pas ce qui m'importe. Ce qui est intéressant c'est d'essayer de comprendre que je dois arrêter de me limiter dans ce que je crois savoir faire.

Au pire, si on croit savoir faire quelque chose, mais que, finalement, on n'y arrive pas, on a au moins le mérite de pouvoir se dire qu'on a essayé. Enfin ... ça dépend de quoi on parle, évidemment. C'est comme tout, il faut en faire un minimum, mais pas trop.

La piscine, c'est bien, ça fait autant travailler le corps que la tête
 

 


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