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Cotent ! Cotent ! (naaaan pas cot cot)9 Décembre 2004 à 23h59
En ce qui me concerne, le moral est influencé par de petites choses de la vie courante. Un rien peut me le casser, mais, inversement, un rien peut me mettre dans un état d'euphorie. Ca a du bon, comme du mauvais. Quoi que, je me demande si je ne peux pas être décrit comme maniaco-dépressif (ce serait quand même exagéré).

Tout cela pour dire que ce soir, je suis content, heureux, sur mon petit nuage. J'ai été faire du badminton, j'ai joué comme une grosse bouse grâce à ma "musculature" totalement inadaptée au badminton et aussi grâce à ma stupidité de jeu. Ca, c'est le mauvais coté. Puis il y a le bon coté (celui qui surpasse le mauvais) : après un simple complètement crevant, j'ai (nous avons) fait un double contre un gars et sa soeur. Ensuite le gars est allé jouer avec mon co-équipier, et je suis resté à jouer contre sa soeur. C'était juste histoire de tapoter car elle était débutante. Je pense qu'il faut préciser qu'elle est terriblement mignonne et très timide. Moi, en bon asocial je "joue" avec elle sans tomber dans le piège de ne lui faire que des volants ridicules mais sans jouer au gros bourrin, bref j'essaye de trouver un bon équilibre, et tout cela sans trop parler (le coté asocial justement). Elle me fait des sourires quand elle foire trop, ou quand elle me lamine. Bref, tout est normal.

Après avoir raté beaucoup de services elle fait la moue et me demande timidement "comment fait-on un bon service". Confusion. Je m'attendais à tout ... sauf ça. Moi ? Etre utile à quelqu'un ? Et surtout, moi expliquer comme il faut quelque chose ? Pire : moi expliquer quelque chose dans un domaine où je n'ai pas du tout confiance (surtout en ce moment) ? Bon evidemment ma première réponse de boulet est quelque chose comme "arf, mais je ne sais même pas comment je fais". Bravo. Clap Clap. Je suis le roi. Déjà que je ne vais pas en avant tout seul ... alors si, quand on me tend la perche, je fais comme si elle n'existait pas ...

Heureusement, je sais réfléchir de l'intérieur (pour ne pas dire que je ne fais que ça). Pour ne pas rester sur une impression de moi en tant que débile profond (vous savez, le gars qui fait beaucoup de sport mais qui égale le QI d'une huitre), je décide d'analyser ses prochains services, mais aussi d'analyser les miens. Après quelques minutes, je me lance : "Pour tes services, apparemment tu positionne mal tes pieds" (remarquez le "apparemment"). Ensuite je lui dis qu'elle doit avoir un geste fluide, ample, en essayant de lui mimer ce qu'il faut faire. Je lui dis aussi qu'elle doit utiliser tout son corps pour faire un service "puissant". Etc etc. Evidemment, toutes ces explications sortent de ma bouche d'une manière un peu confuse (je sais bien que je n'ai jamais su organiser correctement mes pensées). Après un moment je fais encore mieux : je l'encourage ! ("oui, ton service est très bien", "tu vois, 3 bons services d'affilés !", "c'est pas grave pour celui-ci, avec l'habitude ça viendra").

Quand on finit de jouer, elle me lance un petit merci (et moi bien sûr, je suis embarassé). Elle me lance même, un peu plus tard, un "bonne soirée". C'est beau. Je n'ai besoin que de ça pour être content : savoir que j'ai été utile. Et puis une autre chose me rassure : je n'avais aucune arrière pensée (bon, finalement, c'est peut être pas si bien que ça, je n'ai donc aucune "ambition") (en même temps je viens pour me détendre et jouer au badminton).
 

 


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