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Oppression24 Juin 2004 à 20h42
En rentrant du travail un peu plus tôt que d'habitude, je me suis retrouvé dans les sous-sols de la gare de Métro/RER d'Invalides à une heure de grande affluence. Un RER venait de décharger son lot de personnes tandis qu'un autre - le mien - allait faire le contraire.

Dans la gare d'Invalides, il y a un long couloir avec des tapis roulants au centre. En m'engageant sur cette zone, mon regard a pu embrasser les files de personnes avancant vers leur destination. Et c'est là que j'ai eu une pensée non habituelle. J'ai pris peur. Je me suis mis à penser à l'absurdité de l'humanité. On est dans ce couloir, parce qu'on n'a pas le choix. Pas de but si ce n'est celui fixé par la société. On forme la masse. On n'est qu'un parmis tant d'autres.

A vrai dire, ce genre de pensées me viennent dès qu'il y a du monde. De là à penser que je pourrais un jour devenir agoraphobe, il n'y a qu'un pas. Mais aussi ... je n'ai pas confiance en l'humanité.

C'est peut-être pour cela que j'admire tant la nature ...
 

 


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