(post n°2 que je détache du précédent )
Depuis 9 jours je me balade à Paris auprès de ma chère et tendre ... Près de 10h par jour, sans en avoir marre, sans être réellement fatigué.
Regards, désirs, joie mais aussi douleur (c'est le paradoxe de l'amour).
Je détecte des questions dans certains yeux ... Oui c'est vrai que je me suis un peu censuré sur ce sujet. En fait ce n'était pas de la censure, juste un manque de temps et de la fainéantise d'en parler. Je suis bien, et je ne suis pas motivé d'en parler ... n'aller pas imaginer des choses C'était de la fatigue pur avec une pensée comme je le ferais demain.
Revenons au début ... Je vous dois bien ça.
L'histoire débute un jeudi 13 mars à midi. Je devais aller bosser comme les jours précédents, mais un coup de téléphone pour convenir d'un rendez-vous a chamboulé mon emploi du temps. Bon le travail n'était qu'optionnel ... c'était pour m'occuper et parler à des gens.
Jeudi, à midi, j'arrive avec un petit peu d'avance et je regarde si la personne est arrivée. Etant anti-physionomiste, je regarde partout et à un moment je me demande si ce n'est pas une personne assise à quelques mètres à coté de moi. J'hésite ... mais elle me regarde, furtivement, alors je souris et je vais vers elle. Elle me sourit, on se dit bonjour et on va se balader ... (île de la cité).
On marche, on parle ... Mais déjà je suis à l'aise avec cette personne (pourtant vu mon caractère ...). J'accroche déjà son sourire, sa dérision, ses paroles, sa culture, son ironie, sa répartie ...
Le temps passe, égal à lui-même tandis que l'on se balade au cimetierre du Père-Lachaise. Ambiance étrange pour une situation étrange. J'aime. Mélange de romantisme, de gothisme et de morbidité ... Haine des morts (je l'ai ressenti comme cela), amour du temps qui passe en bonne compagnie. Frissons pour les morts, frissons pour la vie qui file.
En se dirigeant vers le columbarium, elle me lance :
- Si tu tiens la main d'..., t'aurais honte ?
- Au contraire ... j'en serais fier.
Ainsi, on se promène dans le cimetierre main dans la main. Elle sort une phrase ironique sur elle-même, ce à quoi je répond en la regardant dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres :
- Tout est parfait
Elle est confuse, je le vois. Elle m'avoue avoir eu un frisson avec mon regard, elle a dit :
- C'est la première fois que l'on me regarde comme cela.
Je lui demande plus de détails mais sa confusion prend le pas ... mais j'ai encore mieux compris qu'avec des mots.
La journée continue de défiler, on va au sacré-choeur. On rentre dans l'église et là aussi moment inscrit dans ma mémoire au moment où on y pénètre, encore un frisson avoué de sa part :
- C'est la première fois que je rentre dans une église main dans la main avec quelqu'un.
Elle a sortie une autre phrase, mais je la garde pour moi ...
Et le moment le plus agréable arrive ... on s'assied au pied du sacré-choeur, attendant le coucher du soleil. Rien à dire, c'est cela qui est parfait ...
Voila la première journée, celle de notre rencontre improbable. C'est aussi celle qui reste gravée dans ma mémoire, celle que je ne pourrais pas oublier !
Encore des choses à dire, mais la confusion me force à me taire. Je ressortirais ce qu'il faut, quand je serais à même de m'exprimer clairement. Eh oui je suis comme ça ... quand les sentiments arrivent, il y a tellement de choses en même temps que c'est le bordel. Mais le bordel me fait plaisir, c'est mieux que le vide  |
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